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Cette généalogie concerne principalement les départements des Landes et de la Gironde, mais aussi la Provence au moyen age, et bien d'autres départements.
Les données des personnes vivantes ont été volontairement masquées par respect pour leur vie privée.

dimanche 17 octobre 2010

Livre terrier de la maison du Rau, vers 1585

LIVRE « TERRIER » DE LA SEIGNEURIE DU RAU

Des dites maisons nobles et héritages y appartenant joints et contigus a icelle


1 : Le 10 mars 1313. L'an 1313 noble Bertrand du Rau, cavier et seigneur du dit lieu, fit hommage à puissant Seigneur Arnaud Amanieu Sire d'Albret vicomte de Tartas pour la dite seigneurie et caverie du RAU fiefs et rentes dépendants de la dite caverie sise en Gamarde, et ce, d'une lance et fer doré, et promit de faire le dit hommage a muance de seigneur quand par le dit seigneur ou ses hoirs requis en serait, ainsi qu’appert par l'acte sur ce fait reçu par M° Raymond Guillaume de Messaille notaire à Casteljaloux et extrait par Guillaume de Lannefranque notaire ordinaire d’Albret.
coté en l'inventaire.

2 : Damoiselle Catherine de Montholieu dame du RAU eut en son 1er mariage Jehannot de Bruthails et du second Raymond de Poyanne qu’elle institua héritiers par égales portions comme appert par son testament qui est au sac des testaments.

3 : Le dit noble Raymond acquit en la ville de Hedin (Hesdin) du dit Jehannot son frère utérin la moitié des dites maisons nobles du Rau et du Faget pour la somme de 400 écus sol comme appert par contrat fait en la dite ville de Hedin le 9 de septembre 1479 reçu par Dariel notaire royal.

4 : L'an 1486 le dit Bruthails fit donation au dit Raymond son frère de tous les droits qu'il pouvait avoir sur l'héritage du Rau et du Faget comme appert par contrat reçu par M° Bertrand du Casterar notaire royal.

5 : L'an 1499, et le 27 novembre, le dit Raymond acquit de Bernardon Darieu la pièce appelée à Musebroc à présent dépendante de la maison noble du Faget par contrat retenu par M° Bertrand de Lorreyte, notaire royal, fut investi le 28 du dit mois par contrat reçu par M° Arnaud de Nofalhe notaire royal.

6 : L' an 1516, et le 1er décembre le dit Raymond acquiert de Peyroton du Faget une partie de la prairie du Faget qui tire vers Vidon et aussi un sou morlan de fief montant 2 sols 3 deniers (bourdelois) qui la dite pièce faisait, par contrat ensemble attachés et reçus par M° Jehan de Gayan notaire royal.

7 : Le 3 août 1500 le dit Raymond acquiert de Charles de Poyanne seigneur de Nousse la pièce appelée Baricoste sise à Gamarde comme appert par contrat reçu par m° Etienne de Cardonne notaire royal.

8 : Appert trois contrats, l'un du 8 juin 1511 reçu par de Nassiet notaire royal, l'autre du 8 de février 1514 reçu par de Claverie notaire royal, le troisième du 15 May 1515 reçu par le dit de Nassiet, que le dit Raymond a acquis les pièces de pré appelées de Mariette et Soubran, à présent en un clos, de Marcot de Hornadet, Estienne et Catherinne Darrozez, et en a été investi le 16 octobre suivant par acte reçu par le dit de Claverie notaire royal; les tous ensemble attachés.

9 : l'an 1522 et le 18ème de septembre les biens susdits du Rau et du Faget avec leurs appartenances furent adjugées à Marguerite de Domasaing veuve du dit feu Raymond de Poyanne contre et au préjudice de noble Guillhaume de Baylenx seigneur de Poyanne par arrêt de la cour du Parlement de Bordeaux exécuté le 14 de juin 1523 ainsi qu'appert par les dits arrêt en forme et exécution d’icelle signés de la Barrière lieutenant général au siège Dacqs consigné par Pedamons greffier .

10 : Ayant feu Jehannot de Bruthails intenté procès par devant le sénéchal des Lannes à Dacqs contre la dite Domasaing damoyselle pour raison des biens susdits, par sentence du dit sénéchal du 2 de septembre 1541 la dite de Domasaing aurait été relaxée, laquelle aurait été confirmée par arrêt de la cour du parlement de Bordeaux du 4 juin 1543 signé Geneste, avec la procédure ensemble attachés.

11 : Feu Noble Estienne de Baylenx seigneur de Poyanne ayant intenté procès contre la dite de Domasaing pour les droits de falcidie qu’il prétendait le dit feu Guillaume de Baylenx son père s’être réservé lorsqu’il répudia l’hérédité du dit feu Raymond et ayant été débattu que par la répudiation de l’hérédité il était exclu du droit de falcidie parce qu’est noté « in L. haeres instituta C. de impub. »
En plus forts termes et aussi pour ce qu'il n'avait jamais fait inventaire « per L. § sin autem dubius C. de sur delib. et auth. sed cum testator c. ad c. en falcid. »
Et autres raisons finalement le dit Baylenx vint à accord et transaction avec la dite de Domasaing par laquelle il quitta tout le droit qu'il pouvait avoir et prétendre sur les susdits biens ensemble sur le moulin du Rau et ce en faveur de la dite Domasaing et ses hoirs, moyennant les sommes y contenues comme appert par la dite transaction reçue par M° Arnault Guilhem de Marcader notaire royal / lesquelles sommes ont été depuis payées ainsi qu'appert par trois quittances attachées avec la dite transaction l'une du 18 juin 1543 reçu par le dit Marcader les autres deux des 25 et 26 janvier signées Poyanne et Moliar.

12 : Le 12 juin 1543 la dite de Domasaing acquiert de Bernardon de Gayan le feuguerar du Sole et le moulin du Rau par contrat reçu par du Haa notaire royal coté en l'inventaire 7, la quittance du payement est entre les quittances en leur sac.

13 : Etant la dite de Domasaing paisible possesseresse des susdits biens le 13 octobre 1540 fait donation pure et simple avec rétention d'usufruit des dites maisons nobles du Rau du Faget, caverie du Castaignet et autres ses biens à la dite Marguerite de Poyanne sa nièce et à Gaston du Haa fils aîné de la dite de Poyanne et en cas de son décès au susdit François du Haa frère puîné au dit Gaston, comme appert par contrat reçu par M° Amanieu de Carthye notaire royal, laquelle donation fut insinuée tant devant le Bayle de Gamarde le 8ème de mars 1549 par acte retenu par Arnault Duboscq notaire royal et greffier, que par devant le sénéchal à Acqs le 14 octobre 1540 par acte signé Pedamons greffier.

14 : Laquelle donation a été depuis confirmée par le testament de la dite Domasaing du 22 sept 1552 reçu par Arnault Duboscq notaire royal qui est au sac des testaments

15 : Après le décès de la dite de Domasaing la dite de Poyanne fut faite vraie dame et possesseresse de tous le biens susdits sans contredit. Et le 27ème de mai 1554 acquit de Jehan de Fossat la lande appelée Tenduré à présent dépendante du dit héritage noble du Rau, avec rachat, laquelle a été depuis acquise par échange par le dit François du HAA, comme appert par deux contrats ensemble attachés : l'un reçu par M° Jehan de Gayan, autre par Jehan Dupoy notaire royal et depuis le dit du HAA à transigé avec le dit Jehan de Fossat le jeune pour le droit qu'il pourrait prétendre en la dite lande comme appert par contrat reçu par Jehan Daguynos notaire royal du ...mars 1578 attaché avec les dessus dits et une quittance de 5 écus contenant ratification du 26 mars 1579.

16 : Après le décès de la dite de Poyanne qui fut le 9 de septembre 1557, le dit François du HAA comme son fils aîné naturel et légitime et en vue aussi de la susdite donation succéda dans les dits biens et en fut saisi sans contredit et le 28ème de novembre 1570 acquit de Jehan de Fossat dit Lou baron partie de la pièce de terre à présent labourable qui est près du moulin du RAU par contrat reçu par Pierre Laborde notaire royal de Montfort.

17 : L'an 1573 et le 15ème de mars le dit du HAA transigea avec le Voysin de Gamarde pour le chemin qu'ils avaient usurpé par la terre labourable et bois de pins du Rau pour lequel ils étaient en procès en la cour du parlement de Bordeaux par contrat reçu par Jehan de Marcader notaire royal.

18 : Et d'étant que le seigneur du RAU a droit et est en possession de prohiber le passage par la dite terre labourable du RAU pour la conduite des corps morts, bations et époux, il aurait intenté arrêt de querelle contre Bertrand de la Vigne habitant de Gamarde pour avoir passé par la dite terre s'allant épouser. Sur lequel le dit du HAA aurait été réintégré en sa possession par appointement du sénéchal Dacqs du 1er février 1571. signé Casalar greffier .

19 : l'an 1575 et le 18 du mois de mai ayant M° Arnaud de Lagreulet, notaire royal, acquit des habitants de Montfort le pièce de terre qui est le long les prairies du FAGET et s’étend jusqu’aux jeunes chênes vers les padouens du dit Montfort, le dit du Haa aurait acquis du dit Lagreulet la pièce de terre le 24 février 1576 par contrat reçu par Jehan Daguynos notaire royal, et semblablement aurait acquis le 8 février 1577 de Marguerite de Fossat de Montfort trois pas de terre de la prairie dépendant de l'héritage de Navarry pour élargir le canal du ruisseau. Aurait aussi acquis le ? du même mois de Jehan de Masseing et Micheau Dariou droit de creuser un canal de 5 arrases de largeur entre les prairies des dits de Masseing et Dariou et d’iceluy pouvoir entretenir de tous temps à jamais. Et ce a intention de faire un moulin au dit lieu, par contrat reçu par le dit Daguynos notaire royal / lequel canal le dit du HAA aurait fait faire.

20 : Le dit du HAA par sentence de messire Jehan de Gayan conseiller du Roy en sa cour et parlement de Bordeaux et commissaire député pour la recherche des franc-fief a été déclaré exempt de contribuer aux susdits francs fiefs et nouveaux acquêts en datte la dite sentence du 28 mars 1580 attachés avec les commissions et pouvoir qu'il aurait sur ce du Roy.

21 : Les maisons nobles du Rau et du Faget sont couchées en l'Etat du Ban et Arrière Ban comme appert par trois acquits : l'un du 7 octobre 1550, l'autre du 4 mai 1554, l'autre du 15 juin 1573 qui sont dans le sac jaune mis à part.

22 : CASALAC

Joignant le dit héritage noble du RAU est sis et situé l'héritage appelé de CASALAC en la caverie du Castaignet féodal du seigneur de la dite maison du RAU et faisant 9 sols morlans montant 2 sols 3 deniers, 2 sols tournois le sous morlans, de prin-fief, l'utilité duquel a été réunie à la directeté du dit seigneur du RAU par le moyen qui s'ensuivent et le dit héritage joint à la dite maison.

23 : Est à savoir que la vigne Pascherar et partie de maison et champ du dit héritage de Casalac fut acquis à pacte du rachat d'Estienne de Gayan seigneur du dit héritage par feux M° Mischeau Berrouette et Catherine du Faurat mary et femme pour 128 écus a trois francs pièce le 14 juillet 1560 par contrat reçu par Jehan de Hachac en son vivant notaire royal d'Acqs.

24 : Arnault Berrouette fils du dit M° Mischeau vendit depuis la moitié de la vigne et taillis à Arnaud guilhem de Marcader dit Balen et à autre Arnaud Guilhem de Marcader dit de Gamarde pour 132 francs bourdelois par contrat du trente janvier 1569 reçu par Jehan de Marcader notaire royal de Gamarde.

25 : Lequel de Marcader dit de Gamarde aurait depuis vendu la part de la dite vigne et taillis à Jehannot Deslous de Poyartin pour 60 francs bourdelois comme appert par contrat du 22 sept 1574 reçu par le dit Marcader notaire royal

26 : Desquels Deslous et de Marcader dit Balen, François du HAA a depuis racheté la dite moitié de vigne et taillis par contrat du 15 mars 1579 reçu par Jehan Daguynos notaire royal de Gamarde.

27 : Aussi a le dit du HAA racheté les autres pièces du dit héritage acquises par le susdit M° Mischeau et sa femme à M°Augier Dagerre mari de Catherine Berouette, leur héritière, comme appert par contrat reçu par Gaston Dupuy notaire royal D'Acqs du 9 mars 1582.

28 : Marguerite de Poyanne mère du dit du HAA avait acquis du dit Estienne de Gayan une grande partie de la terre labourable bois et feuguerar du dit héritage du Casalac pour deux cent francs bourdelois par contrat du 15 mars 1559 reçu par le dit de Marcader notaire royal.

29 Lesquelles pièces ayant été baillées en payement de tant moins de dot promise à Marie du Haa sœur du dit François et femme de Gabriel Dembidonnes, procureur du Roy de Navarre en la juridiction d'Auribat pour 200 francs bourdelois, ont été retirés par le dit François du HAA du dit Dembidonnes comme appert par contrat reçu par le dit Daguynos notaire royal pour pareille somme de 200 francs bourdelois du 3 juin 1577.

30 : Menjon et Guitard de Fossat avaient acquis du dit Estienne de Gayan certain lopin de maison, champ, taillis et feuguerar du dit héritage de CASALAC pour 131 francs bourdelois par contrat du 9 de janvier 1557 retenu par le dit de Marcader notaire royal, et depuis le dit de Fossat assigna vingt francs à Catherine de Fossat fille du dit Guitard sur la dite acquisition par contrat du 27 mars 1557 retenu par Pierre de Laborde notaire royal.

31 : Lesquelles pièces le dit du HAA a depuis racheté du dit Guitard de Fossat comme appert par deux extraits l'un desquels est dans le livre de raison et obliges et l'autre est du 20 de décembre 1577 reçus par le dit Daguynos notaire royal.

32 : Et ayant Arnault Guilhem de Gayan, fils du dit Estienne, aussi vendu certaine pièce de champ du dit héritage à Jehan de Cavarerie par contrat du dernier de novembre de 1573 reçu par le dit de Marcader, le dit du Haa aurait aussi racheté le dit champ pour pareille somme ainsi qu'appert par contrat reçu par le dit Daguynos.

33 : L'an 1571 et le 1er de décembre, le dit Estienne de Gayan vendit à Bertrand de Marcader dit Torron certain lopin de lande et feuguerar dépendant du dit héritage pour 24 francs bourdelois par contrat reçu par feu M° Amanieu de Carthie notaire royal de Gamarde, lequel feugerar le dit du HAA a depuis racheté d'Arnaud Guilhem de Marcader, fils du dit Bertrand par contrat reçu par le dit de Laborde notaire royal de Montfort.

34 : Et ayant le dit Estienne vendu certain lopin de taillis dépendant du dit héritage à la fabrique de Gamarde à pacte de rachat pour 17 francs bourdelois par extrait du 25 de Mars 1560, le dit taillis fut racheté par le dit du HAA par contrat reçu par le dit de Marcader.

35 Le dit Estienne vendit a feu Raymond de Poyanne seigneur du RAU certain lopin de pré dépendant du dit héritage pour 18 écus petits 27 ardits le 20ème de Janvier 1515 par contrat reçu par de Gayan notaire royal.

36 : Le droit de rachat dudit pré avec certain lopin de taillis, depuis le pas de Montfort jusqu'au feugerar du Soller fut acquis par la dite Marguerite de Poyanne mère du dit du HAA pour 20 francs bourdelois le 2 de novembre de 1554 par extrait reçu par de Marcader.

37 : L'an 1556 et le 19 de mai la dite de Poyanne acquît du dit de Gayan certaine pièce de terre et champ dépendant du dit héritage pour 44 francs bourdelois par extrait reçu par le dit de Marcader.

38 : le 7 de février 1554 la dite de Poyanne racheta du vouloir du dit Estienne certain lopin de feuguerar que Jehan de Gayan dit Poilheucquet tenait du dit héritage avec rachat, pour 28 francs bourdelois par contrat reçu par Jehan de Gayan notaire royal.

39 : Le 4 août 1567 le dit du HAA acquit du dit de Gayan le terre où est de présent le ruisseau du moulin du RAU pour cent francs bourdelois par contrat reçu par le dit de Marcader mais ne lui ayant été payés que les 50, pour ce, aurait trouvé que le dit de Gayan avait auparavant vendu la même terre à la dite de Poyanne sa mère.

40 : Finalement M° Jehan de Pinar prêtre ayant fait mettre aux criées le dit héritage du Casalac, aurait été adjugé au dit du HAA, opposant et enchérisseur, par décret de la cour présidiale D'Acqs du 8 juillet 1578 signé de Labaig greffier à la charge de payer les autres opposants y mentionnés, lequel fut exécuté le 3 de juillet 1579 par Guiton du Camp, sergent royal.

41 : Le 8 de juillet 1577 le dit du HAA paya à Arnault de la Marguerite, opposant, 26 francs bourdelois par contrat reçu par le dit Daguynos

42 : le 2 juin 1579 le dit de Pinar, impétrant, céda le droit d'hypothèque qu'il avait sur le dit héritage au dit du HAA pour la somme de 45 écus sol, par contrat reçu par de Daguynos

43 : Le 11 de Janvier 1580 le dit du HAA paracheva de payer le dit de Pinar des dits 45 écus sol par quittance reçue par le dit Daguynos

44 : Le 9 août 1578 Arnaud Guilhem de Gayan céda tout le droit de légitime qu'il avait sur le dit héritage, pour 12 écus et demi sol, par contrat reçu par le dit de Daguynos comme sont aussi les quittances du paiement.

45 : Et le 28 de janvier 1580 Jehan de Gayan dit Niny, aussi opposant, céda son droit de légitime qu'il avait sur le dit héritage pour 12 écus et demi sols, qui furent payées le 17 janvier 1583 comme du tout appert par contrats reçus par le dit Daguynos.

46 : M° Vincent du Feignar de Castetnau, aussi opposant, céda le droit et hypothèque qu'il pouvait avoir sur le dit héritage moyennant une pipe de vin, pour 10 écus sol que le dit du HAA lui aurait baillé, comme appert par contrat du 19 juin 1579 reçu par le dit Daguynos notaire royal

47 : De sorte que par les moyens susdits le susdit héritage du CASALAC est et appartient entièrement au dit du HAA, dorénavant consolidé avec la seigneurie directe qu'il avait auparavant d’icelle comme étant dans la caverie du Castaignet.


Maison du RAU ...VIDON, de 48 à 69


48 : Joignant l'héritage noble du Faget est l'héritage de VIDON, sis dans la caverie du Castaignet, et ayant dix sous morlans de fief annuel, l'utilité duquel héritage est a présent consolidé avec la directeté d’icelle en la main du dit DU HAA seigneur de la dite caverie par les moyens qui s'ensuivent

49 : Premièrement l'an 1529 et le 18 de janvier, Marguerite de Domasaing Dame du RAU acquit a réméré d'Arnaud Guilhem de Napias et Jeanotin du Faget la vigne du dit héritage de Vidon pour 30 écus petits, par contrat reçu par M° Jehan de Gayan notaire royal .

50 : Le 20 février 1553 M° Bernard du HAA et Marguerite de Poyanne damoiselle fournirent en accroissement de somme aux dits de Napias et du Faget 30 écus petits sur la dite vigne, par contrat reçu par le dit de Gayan notaire

51 : Le 17 décembre 1571 Marguerite de Napias et Menjon de Souroille mère et fils vendirent à Arnaud de Vergers partie de la terre labourable du dit héritage pour 128 francs bourdelois par contrat reçu par Pierre de Laborde notaire royal de Montfort

52 : Le 4 mars 1572 le dit de Vergers vendit à François du HAA seigneur du Rau la dite terre labourable de VIDON par lui acquise pour semblable somme de 128 francs bourdelois, ensemble un lopin de taillis dépendant du dit héritage, pour 15 francs bourdelois par contrat reçu par le dit de Laborde notaire royal.

53 : Le 25 août 1561 Menjon de Mancamp vendait à Jehan de Marcader notaire royal, certaine pièce de taillis du dit héritage de VIDON pour 31 francs bourdelois par contrat reçu par M° Guiharnaud Deluc notaire royal

54 : Le 28 de septembre 1572 le dit du HAA acquit partie du dit taillis du dit de Marcader pour 16 francs bourdelois par contrat reçu par M° Vincent de Cardenau notaire royal

55 : Le 1er de février 1558 Jeanchinoy de Saint Germain acquit certaine pièce de taillis dépendante de Menauchic, à présent enclose dans le taillis de VIDON, de Menjon de Gayan dit de Menauchic, pour la somme de 13 francs bourdelois par contrat reçu par M° Arnaud du Boscq notaire royal

56 : le 21 décembre 1574 le dit de Gayan racheta le dit taillis de la veuve du dit de Saint Germain et le vendit au dit du Haa avec un autre petit lopin de taillis, à présent inclus dans le dit héritage de VIDON, pour la somme de 30 francs bourdelois, par contrat reçu par M° Arnaud de Lagreulet, de Montfort, notaire royal.

57 : Le 19 mars 1572 le dit du HAA acquit par contrat d’échange et permutation, de Jehandet, Jehan et Bertrand de Villenave, une pièce de terre labourable et certaine plante, le tout de l'héritage de VIDON par eux auparavant acquis des dits de Faget et de Napias, pour 300 francs bourdelois, moyennant le droit que le dit du HAA avait sur la vigne vieille et plante de Gayan qu'il aurait baillé en contre échange, par contrat reçu par Jehan de Marcader notaire royal

58 : Etant redevable la dite de Napias et Menjon de Souroille, son fils, envers le dit du Haa en la somme de 33 francs bourdelois d'un coté et de 18 francs bourdelois d'autre, le dit du Haa, à faute de paiement, aurait fait saisir crier et subhaster le dit héritage de VIDON, ainsi que desdits obliges, saisies et criées faites par maître Bertrand de Harran sergent royal et procédure sur ce fait, ensemble attachés à présent cotée.

59 : Finalement le 9 février 1573 le dit héritage de Vidon fut adjugé au dit du HAA par décret de la cour présidiale D'Acqs, à la charge de payer les dits opposants, ce que le dit du HAA aurait accepté. Lequel décret aurait été exécuté le 23 d'Avril 1573 par le dit de Harran / signé Castaignet greffier.

60 : Le 11 mai 1572 Estienne de Léglise et Marguerite de Souroille, opposants aux susdites criées, céderent leur droit au dit du HAA qu'ils avaient sur le dit héritage, pour 60 francs bourdelois et autres choses contenues au contrat, sur ce fait reçu par le dit de Marcader

61 : le 29 février et le 6 avril 1573 le dit du HAA satisfait les dits opposants comme appert par contrats reçus par le dit Marcader

62 : Tellement que par les moyens susdits le dit héritage de VIDON appartient au dit du HAA et outre, le dit Souroille doit au dit du HAA 203 francs bourdelois qu'il ne veut lui être demandé en cas qu'il ne les demande et que le dit Souroille ne querelle rien sur le dit héritage.


Maison du RAU MENOYES de 63 à 79

63 : l'héritage appelé de Menoyes est joignant le dit héritage de Vidon et à présent uni avec icelui, il est dans la susdite caverie du Castaignet et faisait de fief au dit du HAA, seigneur du RAU, 10 sous morlans valant 23 sols 9 deniers annuellement mais l'utilité du dit héritage a été consolidée avec la directeté en la main du dit du HAA par les moyens qui s'ensuivent

64 : le 18 de novembre 1554 Bernard du Poy, marchand de Dacqs, acquit de Menjon de Mancamp, le coustellier de la maison de Menoyes, avec une pièce de terre, jardin et verger à pommiers, autre lopin de jardin et deux saisons de terre labourable, pour la somme de 140 francs bourdelois, par contrat reçu par de Bloy notaire royal de Montfort

65 : Le 24 octobre 1552 Jeanoton de Fossat acquit de Ramonic Daguynos la lande du dit héritage de Menoyes qui confronte au moliar de Brameloup pour 59 francs bourdelois par contrat reçu par Arnault du Boscq notaire royal de Poyartin

66 : Le 18 mars 1555 Marguerite de Poyanne damoiselle acquit du dit Daguynos la lande de Menoyes qui tire vers Vidon pour 30 francs bourdelois par contrat reçu par le dit de Marcader

67 : Et l'ayant, le dit Daguynos, propriétaire du dit héritage, vendu au dit de Poy, le dit héritage à pacte de rachat, fors la prairie d’icelui qu'il avait vendue à Pierre de Garros pour 90 francs bourdelois le 4 de novembre 1555, par décret du bayle de Castaignet, tout le droit et action que le dit Ramonic pourrait avoir sur le dit héritage fut adjugé à Jehan de Labarthe duquel le dit de Poy aurait depuis acquis le dit droit, laquelle acquisition a été depuis esdirée comme aussi celle qu'il avait fait du dit Daguynos tant de la dite vigne que du dit héritage et non le dit décret

68 : Etant le dit de POY seigneur et possesseur du dit héritage même de la maison, vigne vieille et planton d’icelle, aurait fait échange et permutation de la dite maison vigne vieille et planton de Menoyes avec M° Jehan du Faur dit Prince et reçu en contre échange une maison au dit du Faur appartenant, lequel du Faur ayant vendu la dite maison, vigne vieille et planton à Arnault Daretz pour 80 écus et icelui Daretz, à faute de paiement ou parachèvement d'icelui lui rendu les dit biens. Le dit de Poy les aurait retirés du dit du Faur pour la somme de 80 écus comme appert du dit échange par contrat du 2 juin 1557 reçu par de Laville notaire royal Dacqs
Ensemble la prise de possession du dit du Faur pareil que dessus. Et de la vente faite au dit Daretz par contrat du 8 du mois de juin reçu par Pédamons notaire royal Dacqs et de la démission du dit Daretz par extrait du 8 d'avril de 1559 reçu par le dit Damones, mais le rachat fait par le dit de Poy est esdiré tant y a qu'il est toujours demeuré seigneur et possesseur des dits biens, les dits contrats ensemble attachés

69 : Le dit de Poy étant débiteur en certaines sommes de deniers envers M° Raymond Duburq, ayant le dit Duburq fait saisir entre autres biens du dit du Poy la dite maison, boyrie et héritage appelé de Menoyes, par sentence du conservateur des privilèges de l’université de Bordeaux, le dit héritage fut adjugé à Pierre de Lestrilhes, marchand, opposant, distraction faite de la dite vigne vieille et planton au profit du dit Daretz du 2 septembre 1559, signée de Lorme greffier

70 : De laquelle sentence y ayant eu appel en la cour de parlement de Bordeaux par arrêt de la cour du 23 août 1560 la susdite sentence aurait été confirmée le dit arrêt en forme

71 : Et par autre arrêt du 22 mai 1561 aurait été dit les dits biens seraient vendus pour le paiement d'un autre opposant, le dit Lestrilhe satisfait.

72 : Lesquels arrêts auraient été mis à due exécution au mois de mars 1561 et le dit Lestrilhes aurait pris les dits biens de Menoyes, autres que les dites maison, vigne et planton, à estimation, ainsi qu'appert par le procès verbal sur ce fait le 15 août 1564 par Capdeville sergent royal et signé de lui

73 : Et ayant le dit Lestrilhe depuis reçu en paiement de ce qu'il lui restait du debte du dit du Poy les susdites maison, vigne et planton acquis depuis par le dit de Poy, ensemble le reste du dit héritage de Menoyes par transaction qui est dans le sac des papiers concernant les biens Dacqs, icelui de Lestrilhes aurait vendu les dit biens au dit François du HAA pour la somme de 650 francs bourdelois par contrat du 8 de septembre 1568 reçu par M° Pierre Laugar notaire royal Dacqs

74 : Depuis le dit du HAA a racheté la sus dite lande du dit de Fossat pour la somme de 51 francs bourdelois par contrat du 7ème de décembre 1574 reçu par le dit de Marcader notaire royal.

75 : Plus, a racheté la dite prairie du dit de Garros pour la somme de 90 francs bourdelois par extrait du 20 de février 1573 ayant la quittance au pied et reçu par la dit de Lagreulet notaire royal

76 : Plus, a racheté le dit du HAA de Jehan de Cavarerie fils du susdit de Fossat certain taillis et pièce de lande vendus au dit de Fossat par le dit Daguynos par contrat du 18 mars 1550 et 20 février 1553 : et fait le dit rachat pour 49 francs bourdelois par extrait du 27 de décembre 1570 reçu par le dit de Laborde notaire royal qui a aussi retenu la quittance des paiements, les dits contrats ensemble attachés

77 : Plus, ayant fait échange le dit du Haa de la dite lande acquise par la dite de Poyanne avec Jehan de Fossat dit Baron aurait depuis racquis la dite lande par contrat du 28 de décembre 1570

78 : Depuis, le dit du Haa ayant fait édifier à neuf la maison de Menoyes, mettre la vigne en nature qui était dépérie, redresser et extirper partie des terres labourables, fait le plant des chênes qui est devers le nord , et ayant joui de son chef paisiblement et sans contredit des dits biens dès et puis la dite année 1568 jusqu’à présent, avec titre et en bonne foi, est assuré en son domaine et possession, tant contre présents qu'absents, joignant celle de son auteur, acquéreur de bonne foi et possesseur par autorité de justice de l'an 1561 par la disposition du droit: "IN L. super longi et lot. temp. de praescrip. long. temp X vel. XX ann. MM ta L. si eo tempore C de remiss. Pign." et la coutume.

79 : Et outre tout ce dessus, est à considérer qu'ayant plégé M° Bernard du HAA, père du dit François, le dit du Poy, son neveu, envers le dit de Lestrilhes, pour ce, 17 francs bourdelois, il aurait prêté au dit de Poy 6ct francs pour en faire paiement au dit de Lestrilhes par contrat du second de juillet 1562 reçu par le dit de Laugar. Et s'étant mu grand procès pour raison de la dite plégerie entre le dit du HAA et de Lestrilhes en la cour de parlement, par transaction du 9 septembre 1568, le dit de Lestrilhes, aurait acquitté le dit du HAA pour 1000 francs, reçus par le dit de Laugar, pour paiement de partie de laquelle somme et aussi de l'achat fait par le dit François du dit de Lestrilhes du susdit héritage de Menoyes, icelui du HAA aurait vendu la maison de Poyanne, à lui appartenant, à Guilhaume de Tailhade marchand Dacqs qui se serait chargé de payer le dit de Lestrilhes des dites sommes, comme il a fait, ainsi que ce dessus appert, par contrat du 18 janvier 1572 reçu par le dit de Laugar : lesquels trois contrats, pour faire foi du paiement fait du dit héritage de Menoyes sont ensemble attachés.






Maison du RAU caverie du Castaignet 80 à 87

80 : Avec la caverie du RAU est unie la caverie du Castaignet en la main du dit du HAA, comme était anciennement et au temps de l'an 1313, consistant en 5 écus sol de fief noble et droit de moyenne et basse justice, mais aurait au temps jadis été aliéné et donnée par fort longtemps en la maison de Poyanne et jusqu'à ce que noble Guilhaume de Baylenx seigneur de la dite maison vendit la moitié de la caverie à pacte de rachat au susdit feu noble Guitard de Domasaing qui laissa son droit à Messieurs du Chapitre Dacqs, lesquels ayant prorogé le droit de rachat au dit de Baylenx, pour 6 ans seulement, par contrat du 27 de Janvier 1519 reçu par Dayrose not royal

81 : le 5ème d'avril 1526 le dit de Baylenx seigneur de Poyanne vendit la dite caverie et territoire d’icelle, fiefs et rentes, avec tout droit de justice moyenne et basse et faculté de pouvoir racheter ce que les susdits messires du Chapitre en tenaient, à Marguerite de Domasaing damoiselle dame du RAU, à pacte de rachat, pour la somme de 400 francs bourdelois, avec pacte de préférence en cas d’aliénation pure et simple, prix pour prix, par contrat reçu par M° Jehan de Gayan notaire royal, ayant instipulé et fait le dit achat, M° Jehan de Maysonnave curé de Mugron au nom de la dite de Domasaing et comme son procureur constitué par contrat du 3ème de mars 1526 reçu par le dit de Gayan

82 : Et ayant les dits sieurs du Chapitre constitué leur syndic, M° Jehan de Casanave, pour faire la revendition de ce qu'ils tenaient de la dite caverie, par contrat du 21 Avril 1526 reçu par de Serres, notaire royal Dacqs, et le dit de Baylenx constitué son procureur Arnaud guilhem de Cardenau pour faire le dit rachat au nom de la dite Domasaing, par contrat du 5ème d'avril de 1526 reçu par le dit de Gayan.

83 : Le 27 du mois d'avril 1526 le dit de Casanave syndic des dits sieurs du Chapitre revendit ce que les dits sieurs tenaient de la dite caverie au dit de Cardenau, au nom de la dite de Domasaing, comme ayant le droit du dit de Baylenx, moyennant 200 francs bourdelois, par contrat reçu par m° Firmin Dayrose notaire royal Dacqs.

84 : Et le 18 de mai du dit an 1526 le dit de Maisonave au nom et comme procureur de la dite de Domasaing prit possession de la dite Caverie du Castaignet et prêta le serment au cas requis comme firent tous les emphytéotes, celui de fidélité, entre les mains du dit de Maisonnave, au nom de la dite de Domasaing, par contrat reçu par le dit de Gayan, tous les susdits contrats sont ensemble attachés

85 : Et dès et puis la dite acquisition faite le 5 d'avril 1526 la dite de Domasaing a toujours joui de la dite caverie jusqu'à son décès et le dit du Haa puis le dit décès sans contredit jusqu’en l'an 1579 que noble Bertrand de Baylenx arrière-fils du dit noble Guillaume aurait mis en cause le dit du Haa aux fins de lui revendre la dite caverie, lequel lui ayant opposé prescription de 10/20/30 ans passés : «  L. des L. sicut L. cum notissimi c. de prescrip. longiss. temp. 30 vel 40 ann. » par arrêt de la cour de parlement de Bordeaux du 18 de septembre 1581 les dites parties furent mises hors de cour et de procès sans dépens, tellement que par le moyen susdit le dit du Haa est demeuré seigneur paisible de la dite caverie. Le susdit arrêt signé : de Pontac


86 : Lequel du Haa aurait fait reconnaître les fiefs aux emphytéotes de la caverie ainsi qu'appert par le cahier des dites reconnaissances reçu par le dit de Daguynos notaire royal.

87 : Et pour ce qu'entre les fonds faisant fief à la maison noble du RAU est aussi l'héritage de Boudic, appert de la constitution du fief du dit héritage montant 12 sols tournois, par contrat du 17 de mai 1563 reçu par le dit de Marcader notaire royal

Maison du RAU GAYOT ET POMEDE 88 à 91

88 : Près les confins de la caverie de Castaignet, sont les terres incultes au temps de l'acquisition d’icelles, faites par le dit du HAA appelées de Gayot et Pomède qui ont été autrefois deux héritages et à présent toutes unies en un clos , mais le dit héritage de Gayot est noble, ne payant ni fief ni taille, et le dit de Pomède roturier payant fief et taille et souloient appartenir au seigneur de Lorreyte ; mais le 16 de février 1563, Jehan de Maumen seigneur de la dite maison noble de Lorreyte vendit les dites terres à Menjon Duluy marchand de Gamarde comme appert par contrat reçu par M° Guylhaume Duluc notaire royal. Et ayant le dit Duluy été inquiété par le proche linagier, par appointement du bayle royal de Montfort du 27 février 1566, silence perpétuel fut imposé au dit proche, par acte reçu par Bosco greffier du dit Montfort attaché avec le dit contrat.

89 : Le 19 avril 1583 ayant le dit du HAA acquis par échange d'Arnaud Guilhem de Maisonnave la part qu'il avait en l'héritage appelé de Vergers moyennant le contre-échange qu'il bailla au dit de Maisonnave du droit qu'il avait en l'héritage de Lassus et sur le taillis appelé de la Bourdette autrement du Bousquet, ainsi qu'appert par contrat reçu par le dit M° Jehan de Daguynos notaire royal

90 : Le 22 du mois d'avril du dit an, le dit du Haa acquit les sus dites pièces appelées de Gayot et Pomède d'Arnaud guilhem de Marcader dit de Gamarde par échange et permutation moyennant la part de l'héritage de Vergers qu'il bailla en contre-échange au dit de Gamarde par extrait reçu par le dit de Daguynos notaire royal .
Et pour ce que le dit de Gamarde avait acquis les dites pièces de Gayot et Pomède du dit Duluy et que le dit contrat de l'acquisition était esdiré, le dit Duluy aurait approuvé le dit échange et promis de ne quereller les dits biens au dit du HAA présent et acceptant, par contrat du 9 de May 1583 reçu par le dit de Daguynos remis au pied du précédent

91 Et le droit que le dit de Maisonnave avait sur la part du dit héritage de Vergers est justifié tant par la part reçue par feu Amanieu de Carthie notaire royal que par certain échange fait de certaine portion du dit héritage avec le dit de Marcader par le dit de Maysonnave en date du 18 de mars 1573 reçu par Vincent de Cardenau notaire royal de Préchacq

Etat des vignes appelées d'ARDIE, vigne vieille de MOREAU, pascherars d'ARDIE, BALENSAN et MOREAU, et héritage de PES, étant toutes les dites pièces dans un clos, dans la paroisse de GAMARDE. 92 à 111


92 : Le 15 décembre 1515 feux Arnaud guilhem et Jehan de Pau, père et fils, étant seigneur et possesseurs des dites vignes et pascherar, appelés communément Dardy autrement : du Caperan de Pau, les vendirent à pacte de rachat à Bertrand seigneur de Labadie pour 30 écus petits par contrat reçu par Gayan notaire royal.

93 : et le 13 octobre 1518 les dits de PAU firent donation du droit de rachat des pièces susdites à Vincent de Poylouaut seigneur d'Ardie par contrat reçu par de Claverie notaire royal

94 : Le 27 de septembre 1522 le dit Jehan de Pau vendit les mêmes pièces au dit de Poylouaut pour 94 écus petits, par contrat reçu par de Claverie notaire royal

95 : Le dit Vincent de Poylouaut racheta depuis les dites pièces du dit de Labadie quelque soit en mourut saisi et vêtu, délaissé à lui survivant Jehan de Poylouaut son fils naturel légitime et héritier, ainsi qu'appert par l'enquête sur ce faite le 11 de mai 1538.

96 : Ayant icelui Jehan possédé longtemps les dites pièces, vendit icelles à messire François de Gayrosse gouverneur Dacqs pour la somme de 200 francs bourdelois à pacte de rachat et depuis fait échange du droit de rachat avec Bernard du Haa bourgeois de la ville Dacqs et père du dit François, moyennant une autre vigne qu'il reçut en contre-échange du dit du HAA par contrat du 29 de janvier 1536 reçu par m° Arnault guilhem de Lavielle notaire royal

97 : Le 14 mai 1537 le dit du Haa racheta les dites pièces du dit seigneur gouverneur Dacqs pour la somme de 200 francs bourdelois par contrat reçu par m° Firmin Dayrose notaire royal

98 : Et néanmoins ayant fait décréter le seigneur baron de Gamarde, les dites pièces, à faute de paiement du fief et le dit décret exécuter ainsi qu'appert du dit décret et exécution d’icelui du 7 juin et 7 février 1536 signé Bosco greffier

99 : Le dernier février 1536 le dit du Haa aurait acquis le droit que le dit seigneur baron avait et ès dites pièces en vertu du dit décret par contrat reçu par Gamardes notaire royal

100 : Et s’étant rendu demandeur feu Bernard de Poylouaut en son vivant chanoine Dacqs en retrait linagier contre le dit du Haa, pour raison des dites pièces, le dit du HAA par sentence du Sénéchal à Acqs aurait été relaxé. Laquelle est au pied des actes judiciaires du 7 janvier 1538 signée Pedamons greffier

101 : Vigne de Moreau : pour le regard de la vigne vieille de Moreau, blanche et rouge, joignant à la vigne d'Ardie, feu Raymond de Poyanne seigneur du Rau l'acquit ensemble le pascherar de Balansan de Raymond de Lamarque pour 200 francs bourdelois par contrat du 8 de février 1508 reçu par Bernard de Lorreyte notaire royal.

102 : Taillis et le lopin de pascherar appelé la Castaignolle joignant le dit pascherar de Balansan a été acquis par le dit du HAA de feue Catherine de Lamarque pour 33 francs bourdelois par contrat du 22 de novembre 1557 reçu par Amanieu de Carthie notaire royal. Avec l'acte de possession du 1er de février 1558 aussi reçu par le dit de Carthie

103 : Ayant Jehan de Maysonnave vendu certain lopin de taillis joignant le dit pascherar de Balansan à feu Jehan de Marcader, le dit de Marcader en aurait fait transport au dit du Haa ainsi que du tout appert par contrat du 11 mars 1563 reçu par Deluc notaire royal.

104 : Quand au reste des taillis qui sont joignant le dit pascherar de Balansan tirant vers le taillis de l'héritage de Moreau jusqu'au ruisseau qui coule de la fontaine du dit Moreau, ils ont été acquis par François du Haa seigneur du Rau, fils et héritier du dit Bernard d'Arnaultic de Nassiet pour la somme de 27 francs bourdelois à pacte de rachat et de prélation en cas de vente à un autre, par contrat du 29 septembre 1571 reçu par de Marcader notaire royal

105 : pacte touchant Ardie, fait avec Nassiet  écrit en marge  .
Et s'étant réservé le dit du Haa droit de servitude par l'héritage du dit Moreau pour les susdites vigne et taillis, il aurait quitté au dit de Nassiet la dite servitude moyennant le chemin ou carrere que le dit de Nassiet lui aurait accordé faire par le bout de la terre du dit Moreau pour aller à la maison que le dit du Haa a fait bâtir ès dites vignes d'Ardie, par contrat du 4 Mars 1578 reçu par le dit de Daguynos

106 : Lande de Barbasan: Et le 9 de Novembre 1577 le dit du Haa acquit à pacte de rachat de Martin de Pau dit Trucquet la pièce de terre à lande appelée de Barbasan pour 20 francs bourdelois, et en racheta une partie de la dite lande de Bernard de Labat pour 30 francs bourdelois, pour le service des susdites vignes d'Ardie, par contrat reçu par le dit de Daguynos avec la quittance de payement du 11 janvier 1580 reçu par le dit Daguynos

107 : Touchant l'héritage de Pees est à noter que feu noble Guitard de Domasaing en décéda saisi et vêtu, et le laissa entre autres ses biens à Arnaud guilhem de Domasaing son fils, lui ayant substitué le Chapitre de l'église cathédrale Dacqs, lequel Arnaud guilhem par son testament institua son héritière Marguerite de Domasaing dame du Rau sa sœur, et M° Jehan de Maisonnave curé de Mugron son frère utérin.
Tellement qu'étant décédé sans enfants et la succession ouverte en faveur du dit Chapitre, par transaction, certains biens sis à Dacqs et en Auribat demeureront au dit Chapitre, et les héritages de Pees et Sourroilhe et autres biens au dit de Domasaing et de Maisonave, qui prit pour soi Souroilhe, et la dite de Domasaing l'héritage de Pees qu'elle a joui depuis jusqu'au temps de son décès, que Marguerite de Poyanne damoiselle sa nièce recueillit sa succession et par le même moyen le dit héritage de Pees, comme depuis a fait le dit François du Haa celle de la dite de Poyanne, comme son fils et héritier et à ce moyen lui compecte le dit héritage de Pees. Et appert de ce dessus par la dite transaction du 3 de juin 1529 reçu par Firmin Dayrose notaire royal

108 : Est aussi à noter qu'ayant le dit feu Raymond de Poyanne légué la terre de Balansan à Jacqueline de Poyanne sa fille naturelle elle l'aurait depuis vendue à la dite de Domasaing par contrat du 22 février 1517 reçu par Jehan de Gayan notaire royal

109 : Et aussi appert que le pénultième de décembre 1516 la dite de Domasaing prit possession par autorité du seigneur de Gamarde du dit héritage de Pees qui fait penser qu'elle l'aurait acquis du dit Arnaud guilhem son frère à pacte de rachat, lui étant depuis le droit de tout le dit héritage obvenu ainsi que ci-dessus a été dit

110 : la plante de Pees qui est dans le dit héritage, le dit du Haa l'a faite planter n'en y ayant en qu’on sache auparavant et ce, en janvier 1581, comme a fait aussi bâtir la maison qui est dans la dite vigne d'Ardie tout à neuf, l'an 1578

111 : résulte de ce dessus que le dit du Haa tient et possède tous les dits biens qui sont en un clos en la paroisse de Gamarde, a ses bons et justes titres et moyens. Et outre ce que par possession prescrite par 10/20/30/40 ans sont passés il est assuré en domaine d’iceux
«  L. ... L. sicut L. cum notissimi C de prescrip 30 vel. 40 anni »


Outre les susdits biens le dit du Haa possède en la paroisse de Gamarde les pièces qui s'ensuivent, les documents desquelles sont au sac des pièces écartées. 112 à 117

112 : En premier lieu la maison bâtie de pierre et jardin au dernier d’icelle, qui est dans le bourg de Gamarde appelée la maison Neuve, que le feu noble Guitard de Domasaing aurait fait bâtir et serait obvenue à la dite feue Marguerite de Domasaing damoiselle dame du RAU et à M° Jehan de Maisonnave curé de Mugron son demi-frère, par le décès du susdit feu Arnaud guilhem de Domasaing leur frère, ainsi qu'appert par la susdite transaction. Et ayant laissé le dit de Maisonnave la part à lui contingente en la dite maison à Estienne de Maisonnave son fils naturel, la dite feue Marguerite de Poyanne damoiselle, mère au dit du Haa, l'aurait acquise du dit Estienne par contrat du 10 janvier 1554 reçu par le dit Jehan de Gayan notaire royal

Laquelle maison le dit du Haa aurait depuis donnée à noble Bertrand de Baylenx seigneur de Poyanne sous titre de vendition de laquelle contrat fut retenu par M° Jehan Degos notaire royal. Mais depuis et en l'an 1579 le dit de Baylenx aurait rendu la dite maison au dit du Haa et consenti par acte que le contrat susdit de vendition ou donation fut pour non advenu, lequel acte est ès registre du dit Degos, et depuis le dit de Haa a toujours joui de la dite maison et en paye le fief au dit de Baylenx seigneur direct d’icelle. Les documents de ce sont au sac des pièces écartées sous la cote :

113 : Le 22 novembre 1552 Jehan de Joix dit du Vielhon vendit à la dite de Poyanne damoiselle la pièce de terre labourable appelée de Vidau par contrat reçu par Arnault de Boscq notaire royal. Et le 19 de novembre de 1554 le dit de Joix vendit aussi à la dite de Poyanne un lopin de terre et lande appelé de Lahite qui est a présent culte et joint avec le champ de Vidau par contrat reçu par Jehan de Marcader notaire royal.

Et ayant le dit du Haa fait échange de la dite pièce de terre avec le droit de rachat de la lande appelée de Tendurée longtemps après étant le dit de Fossat débiteur envers le dit du Haa en plusieurs sommes de deniers, icelui du Haa aurait pris en paiement du dit de Fossat la dite pièce de terre par extrait du 14 d'août 1567 reçu par Vincent de Capsaulx notaire royal de Pouillon et sont les documents sous la cote D. Et d'autant que le droit de rachat des dites pièces demeure prescrit, elles demeurent pleinement acquises en la main du dit du Haa.

114 : Et il y a en la dite paroisse la lanotte Daguynos acquise avec rachat par contrat du 12 juin 1574 reçu par Jehan de Marcader notaire royal sous la cote :

115 : Plus le taillis appellé de Sarretan acquis aussi à réméré et sis en l'héritage de Vidau

116 : plus autre taillis sis en l'héritage de Moreau acquis aussi à réméré d'Amanieu de Cardenau par contrat du.......(pas de date ) reçu par Daguynos, notaire royal.

117 : Ce sont les dits biens que les dits du HAA et Chapelain mary et femme possédaient en la paroisse de Gamarde lorsque le contenu en ses présents a été rédigé par écrit pour servir d'instruction à l'avenir et pour ce qu'ès biens de la dite succession, a été aussi partie du moulin de la Barthe ; s'ensuit l'état du dit moulin.

Moulin de Barthe maison du RAU 118 à 126


118 : le sus dit noble Guitard de Domasaing acquit de Bertrand de Philip la moitié du moulin de Barthe pour trois cent francs bourdelois par contrat du 7 de juin 1508 reçu par Jehan Dayrose notaire royal

119 : Et laquelle moitié de moulin fut investi par Raymond Dufau bayle de Barthe le 13 du mois de juin 1508 par contrat reçu par Mathieu Dayrose notaire royal

120 : Etant obvenue la dite moitié de moulin à Arnaudguilhem de Domasaing par le décès du dit Guitard, et par le décès du dit Arnaud guilhem à Marguerite de Domasaing dame du RAU, sa sœur, et par le décès de la dite Marguerite immédiatement à François du Haa seigneur du Rau, et étant l'autre moitié possédée par le prébendier de la prébende appelée de Domasaing, nommé pour lors Jehan Dartiguelongue, icelle moitié sur l'aliénation du temporel faite par le Roi, de la licence du pape, fut baillée à rente perpétuelle à trois francs bourdelois annuels à Jehan Dupuyou en la paroisse de Pouillon moyennant ce qu'il paya le capital d’un écu sol de rente, à quoi le dit prébendier avait été cotisé comme du dit affieusement appert, par contrat sur ce fait le 18 du mois de novembre 1571 reçu par David du Morar notaire royal Dacqs

121 : Lequel affieusement fut accordé pour ce que le dit moulin était pour lors presque en ruine et que le dit prébendier n’y avait que la moitié en compagnie du dit du Haa, héritier immédiat de la dite feue de Domasaing, ainsi qu'appert par l'inquisition sur ce faite le 20 août 1571 reçu par de Bollon notaire royal et greffier originaire de Pouillon

122 : Le dit du Haa averti de l'acquisition du dit moulin faite par le dit Dupuyou l'aurait mis en cause par devant le bayle royal de Pouillon pour avoir rétention de la dite moitié comme consort, tellement que par sentence du bayle, le dit Dupuyou aurait été condamné revendre la dite moitié du dit moulin au dit du Haa comme consort, la dite sentence en date du 18 septembre 1573 reçu par le dit de Bollon greffier

123 : Lequel Dupuyou, suivant la dite sentence, aurait fait revendition au dit du Haa de la dite moitié de moulin, qui en aurait pris la réelle possession par autorité de Mr le vicaire général de monseigneur l'Evêque Dacqs, seigneur foncier du dit moulin, comme cavier de Barthe, ainsi que du tout appert par contrat du 30 octobre 1573 et acte de possession du 6 janvier 1574, le tout reçu par Jehan Mesplet notaire royal Dacqs

124 : Et pour ce qu'on voulait empêcher les habitants de Mimbaste d'aller moudre au dit moulin, combien que le dit du Haa fut en possession de les faire moudre sans empêchement, il aurait obtenu une sauvegarde de Mr le Sénéchal des Lannes ou son lieutenant à Acqs le 18 de septembre 1576 qui aurait été publié sans opposition le 20 du même mois, comme appert par la dite sauvegarde et exploit y attaché signés Dinars sergent royal

125 : Et est à noter que depuis que le dit du Haa a eu entièrement en sa main le dit moulin il l'a fait presque tout bâtir à neuf, y ayant en premier lieu refait l'emprise? de pierre et les ailes presque à neuf, haussé le corps du moulin, et remu les deux traulx arrières et les 4 pierres et fait le lindat tout neuf, tellement que sans la dite réparation, été perdu et inutile
126 : Il est chargé de trois francs de fief de rente annuelle au prébendier de Domasaing et de demi dîme a la fabrique de Pouillon.


maison du RAU
Etat des biens immeubles au dit du Haa seigneur du Rau appartenant sis en la ville Dacqs et les environs d’icelle 127 à 137

127 : En premier lieu y a la maison appelée du Haa sise en la rue de sainte Marie acquise par feu M° Bernard du Haa des héritiers de feu Jehan de Maconau le dernier de septembre 1530 par contrat reçu par Pierre de Onyens, notaire royal, avec la quittance du prix du 8 août 1533 reçue par Bernard du Boys, notaire royal

128 : Et ayant le dit du Haa constitué 7 francs tournois de rente annuelle à Messires du Chapitre et prébendiers de la prébende appelée de Capdeville pour 100 francs bourdelois, il aurait depuis racheté la dite rente pour la dite somme de 100 francs bourdelois le 20 Mai 1547 par contrat reçu par m° David du Morar, notaire royal. Et le 3 mars 1542 le dit du Haa aurait fait échange avec feu Amanieu de Venane du lopin de terre qui est au dernier de la dite maison et aboutit au jardin de Lalanne avec la terre où de présent est bâti le costier ou appentis de la dite maison par contrat reçu par le dit de Morar, tous les susdits contrats ensemble attachés et cotés

129 : Et il y a aussi deux maisons acquises par feu Menaulton du Haa père du dit Bernard, l'une sise à la rue des Sabatiers, le 3 de septembre 1497 par extrait reçu par Jehan Destabon notaire Royal, Et l'autre sise à rue de Cuchets avec le jardin au dernier d’icelle aussi acquise par le dit Menaulton le 27 de mars 1523 par contrat reçu par Roubert du Vignau notaire royal

130 : Et M° Pierre de Poyanne grand-père du dit Francois du Haa étant seigneur et possesseur de la prairie appelée de Pedax autrement de Poyanne, ayant icelle vendue à feu noble Guitard de Domasaing, icelui de Domasaing la lui aurait revendue le dernier d'août 1514 par contrat reçu par M° Guilhaume de Boudigue et Sanx de Baffoigne notaire royal, lequel de Poyanne ayant depuis vendu en diverses fois à pacte de rachat la tierce partie de la dite prairie à Jehan de Poylouaut et Bertrand de Boyrie comme appert par trois contrats, l'un du 23 juillet 1516, l'autre du 8 d'août 1517 et l'autre du 18 novembre 1527 reçus par le dit du Boys notaire royal. Et depuis M° Bertrand et Estienne de Poyanne fils du dit feu Pierre et frères de feue Marguerite de Poyanne, par le contrat de mariage d’entre elle et le dit Bernard du Haa constitué pour la dot de la dite Marguerite, la dite prairie avec droit de pouvoir racheter la dite tierce partie, par contrat sur ce fait le 4 septembre 1530 reçu par Arnault de Serris notaire royal ; le dit du Haa aurait depuis racheté la dite tierce partie de prairie en deux fois ainsi qu'appert par deux contrats l'un du 3 de juillet 1534 l'autre du 24 mars 1535 reçu par le dit de Morar notaire royal ;

131 : Et ayant le dit du Haa constitué de rente annuelle sur la dite prairie huit livres guienoyses pour 140 francs bourdelois au Chapitre Dacqs, aurait racheté la dite rente pour semblable somme le 3 de juillet 1534 par contrat reçu par le dit du Morar tous les susdits contrats ensemble attachés

132 : Le 5 de févier 1524 le dit Bernard du Haa acquit de Bernardon de Bastere la vigne appelée de Castet Crabe, autrement de Moret par contrat reçu par m° Jehan de Hinx notaire royal

133 : Et ayant depuis le dit du Haa fait échange de la dite vigne de Moret avec Anne de Navailhes damoiselle pour une maison sise en la ville Dacqs la dite de Navailhes aurait depuis vendu la dite vigne au dit du Haa par contrat du 14 juin 1542 reçu par Bertrand de Maroy notaire royal

134 : L'an 1538 et le 9 août, feu Bertrand de Poyanne fils aîné du dit Pierre institua son héritière Marguerite de Poyanne, damoiselle sa sœur, le dit testament retenu par M° Jehan de Sist notaire royal. Et est à noter qu'auparavant par transaction faite avec feu Estienne de Poyanne son frère, le dit M° Estienne avait cédé au dit M° Bertrand la métairie appelée de Poyanne sise à Saint Paul les Acqs, la dite transaction du 28 mars 1533 reçue par Arnault de Serres, notaire royal, laquelle avait été acquise par Saubat de Poyanne bisaïeul du dit Bertrand, de feu Gaillard de Cassenard le 29 juillet l'an 1430 par contrat reçu par Pierre de Poyes, notaire royal. La dite métairie franque ..nole ?

135 : Et depuis le dit M° Estienne et Marie de Bonneau sa femme, par transaction faite avec les dits du Haa et de Poyanne leur cédèrent tout le droit et action qu'ils pourraient prétendre sur les biens délaissés des décès des dits feus M° Pierre de Poyanne et Marguerite de Domasaing père et mère des susdits de Poyanne moyennant le contenu en la dite transaction du pénultième de novembre 1538 reçu par Arnault de Serres, notaire royal

136 : Et ayant les susdits Bertrand et Estienne de Poyanne vendu à Vincenson Daretz et Estienne Duscare, fabriqueurs de Saint Paul, les terres labourables appelées de Poyanne sises dans les places de Cabannes à Saint Paul, à pacte de rachat, les dits du Haa et de Poyanne conjoints auraient racheté les susdites terres des susdits fabriqueurs par contrat du 11 avril 1541 reçu par André Dartiguelongue notaire royal

137 : Et le 21 de mai 1574 le dit François du Haa acquit d'Estienne de Cassenard dit Peedehec la pièce de terre appelée à la Vignote sise au dit St Paul et près le moulin appelé de Cabannes et joignant autre pièce de terre appelée au Coloumes ci-devant acquise par feu M° Jehan de Chapelain et à présent appartenant au dit du Haa et à Claire de Chapelain damoiselle sa femme, par contrat reçu par N° Jehan de Marcader notaire royal, lequel aurait parachevé le paiement de prix comme appert par quittance ensemble attachée du 23 mars 1578, par Jehan de Daguynos notaire royal

maison du Rau Lamolenave 138 à 142

138 : Le 3 août 1583 François Darricault écuyer seigneur de Vignolles vendit à M° Pierre de la Marque, chanoine d'Acqs, le moulin à bled appelé Lamolenave pour seize cent quarante quatre écus du tiers par contrat reçu par m° François du Surian notaire royal, et ce à pacte de rachat

139 : Le 12 de même mois le dit Darricault vendit à même pacte de rachat à François du Haa seigneur du Rau le même moulin pour la somme de deux mille cent cinquante neuf écus deux tiers, à la charge de payer à m° Jehan de Gaixie receveur du domaine du Roy quatre vingt écus, à M° Jehan de Casenave notaire royal cent soixante deux écus, et les dépens et intérêts de la dite somme due par le dit Darricault au dit de Casenave au dit de la Marque, seize cent quarante quatre écus deux tiers, les loyaux coûts et réparations à Messires du Chapitre, deux cent dix écus ou la rente due pour iceux, montant 15 écus trois quart et à lui, sur le passement du contrat, soixante trois écus, avec promesse de mettre en accroissement de somme les susdits dépens et intérêts payés au dit de Casenave et les susdits loyaux coûts et réparations au dit de la Marque, comme du tout appert par contrat sur ce fait reçu par m° Jehan Daguinos notaire royal

140 : Suivant le dit contrat, le dit du Haa aurait racheté du dit de la Marque le dit moulin et lui payé la dite somme de seize cent quarante quatre écus deux tiers pour le principal et six écus pour les loyaux coûts et trente cinq écus pour les réparations, les ayant liquidées avec le dit de la Marque à la susdite somme, suivant une lettre missive du dit seigneur de Vignolles, ainsi qu'appert par le contrat du dit rachat du 22 du même mois d'août 1583 reçu par Jehan Ducasse notaire royal, et quittance du dit de la Marque des susdites réparations du 4 juillet 1584 ensemble attachés et cotés

141 : Et le 28 du mois de Janvier 1583 le dit du Haa paya au dit de Casenave en décharge du dit seigneur de Vignolles cent quatre vingt écus sol tant pour le principal, intérêts que dépens, montant le dit principal plus que de 162 écus ainsi qu'appert par l'obligation du dit seigneur de Vignolles en faveur du dit de Casenave, retenue la dite quittance par de Saint Paul notaire royal. Et le 12 de septembre 1583 le dit du Haa paya aussi au dit de Gaixie en décharge du dit Darricault la dite somme de 80 écus sol comme appert par quittance reçue par de la Mothe notaire royal de Poilhon la susdite quittance en même parchemin.

142 : Tellement que les sommes déboursées par le dit du Haa pour l'acquisition du dit moulin montent deux mille huit cent écus deux tiers sans en ce comprendre les 210 écus dus au Chapitre. Et aussi outre les réparations par le dit du Haa faites qui sont par rôle à part. Et est à noter que le dit seigneur de Vignolles ne peut racheter le dit moulin que de ses deniers et que le dit du Haa a droit de préférence en cas il vende le dit moulin estroussement à un autre ainsi qu'appert par acte signé du seigneur de Vignolles Jehan de Philip, Arnault Dauloutz, et de Jehan Daguynos not royal attaché au contrat reçu par le dit de Daguynos


Etat des biens délaissés du décès de feu m° Jehan de Chapelain et à présent possédés par François du Haa seigneur du Rau et Claire de Chapelain conjoints son beau fils et fille 143 à 155 (fin)

143 : Premièrement la maison anciennement Aux Arrains et à présent de Chapelain, acquise par le dit feu m° Jehan de Chapelain de feu m° Bertrand de Philip avec le jardin contigu a la dite maison et place qui va devers les Faures, et ce par contrat du 10 juin 1555 reçu par Dupuy notaire royal avec l'acte de possession de la dite maison, des susdits jour mois et an reçu par Chaniault greffier de la ville Dacqs

144 : Pour regard de la dite maison est à noter que par arrêt de la cour de parlement de Bordeaux donné l'an 1553, la dite maison fut adjugée au dit Bertrand de Philip au préjudice de feu Jehan de Vergers fils et héritier de feu Charles de Vergers comme ayant feu Estienne de Capdeville acquis icelle des tuteurs du dit Bertrand, sans garder les solennités de droit au cas requises, de qui ou de ses successeurs feu Charles de Vergers père du dit Jehan l'avait acquise. Lequel arrêt fut exécuté par feu Jehan de la Barthe sergent royal. Et est le dit arrêt produit au procès pendant en la dite cour de parlement de Bordeaux entre m° Saubat de Moneing demandeur et Claire de Chapelain demoiselle opposante, et entre les mains de m° Jehan Barbot procureur de la dite Claire et le procès verbal de la dite exécution dans le sac coté

145 : le 5 octobre 1542 la dite de Chapelain acquit de noble Estienne de Baylenx le droit qu'il pouvait avoir sur la maison appelée du Four par contrat reçu par feu Arnaud guilhem de Marcader notaire royal. Laquelle vendition le dit de Baylenx aurait depuis ratifiée le 23 mars 1548 par contrat reçu par Destouesse notaire royal

146 : Et prétendant Messires du Chapitre avoir quelques droits sur la dite maison en auraient fait donation et transport au dit Chapelain le 10 de novembre 1542 qui aurait été insinuée le 24 mars 1544 le tout reçu par Podamoins, greffier, ensemble par contrat reçu par du Morar notaire royal

147 : Le 27 juin 1548 le dit de Chapelain acquit de M° Pierre de la Taulade son beau-frère la maison appelée De l'Escolle sise a Pietat, par contrat reçu par feu Pierre Dolmours notaire royal, laquelle le dit feu échangea depuis avec feu Jehan Chanieau en son vivant chanoine Dacqs pour une autre maison sise à rue des bains, appelée du Marchant ainsi que résulte de l'inventaire du dit feu de Chapelain. Laquelle maison du Marchant est possédée par les hoirs d’icelui Chapelain

148 : Le 23 mars 1548 le dit de Chapelain acquit la vigne appelée du Poy du Four par contrat reçu par Destouesse notaire royal

149 : Le 18 de janvier 1542, le dit Chapelain acquit de noble Estienne de Baylenx seigneur de Poyanne la métairie appelée de Lahenat, ensemble les droits qu'il pouvait avoir sur le moulin de Cabannes prairie et bois du Four, et aussi sur la vigne qui est lès le dit moulin, par contrat reçu par le dit Arnault guilhem de Marcader. Et depuis le 23 mars 1548 le dit de Baylenx ratifia la dite vente par contrat reçu par Destouesse notaire royal, ensemble attachés

150 : Toutefois pour ce que le dit seigneur de Poyanne n’avait droit ès dits moulin vigne bois et pré, le dit Chapelain fut contraint d'acquérir le droit de rachat des dits biens de m° Jehan, Estienne et autre Estienne de la Vigne frères, et pour la clarification de ce, est à savoir que le pénultième de Décembre 1515, feu Estienne de la Vigne possédant les dits biens octroya rachat à Guilhaume et Pierre de Baylenx écuyer seigneur de Poyanne et du Four des dits biens par contrat reçu par Jehan Dayrose not royal

Et étant le dit de la Vigne bientôt après décédé le 17 novembre 1519, le dit m° Jehan de la Vigne tant en son nom que de celui des dits Estienne et autre Estienne de la Vigne ses neveux et fils du susdit Estienne, en compagnie de Jehanotte de Tastet veuve du dit feu, vendit à pacte de rachat les dits biens à feu Charles de Vergers par contrat reçu par feu Jacques de Lacome notaire royal, lesquels biens étant entre les mains de feu Jehan de Vergers héritier du dit feu Charles le 20 de juillet 1548, le dit feu de Chapelain acquit par échange le droit que le dit Estienne et autre Estienne avait sur les susdits biens comme fils et héritier du susdit feu Estienne par extrait reçu par Destouesse notaire royal.
Et le droit du dit Jehan il l'eut d'icelui par donation que lui en fit par contrat reçu par Pedamons notaire royal le 26 juillet 1548, qui fut insinué le 30 août en Auribat et par devant le Sénéchal a Acqs le 21 du mois au dit an par actes reçus, par Lacome greffier d'Auribat et Sarrauton greffier Dacqs

Tellement que comme ayant le droit de rachat des susdits biens des dits de la Vigne, le dit de Vergers fut condamné à iceux revendre au dit feu de Chapelain par sentence de monsieur le Sénéchal ou son lieutenant à Acqs du 9 de janvier 1548 signé Sarrauton greffier, laquelle fut exécutée le 29 mars 1549 et les dits biens revendus au dit feu de Chapelain par contrat reçu par feu m° Bernard Destiron notaire royal et greffier. Le même jour 29 mars et depuis, le dit feu de Chapelain et ses hoirs sont demeurés paisibles possesseurs des dits biens. Et est à voir que ce qui est narré ci dessus que le dit 18 janvier 1548 que le dit feu Estienne vendit le droit des susdits biens au dit feu de Chapelain qu'il n'en y avait aucun, étant demeuré prescrit par le laps de 33 ans entre les mains des dits de la Vigne à ce moyen que les hoirs du dit Estienne n'y pourront rien quereller. Et depuis étant le dit feu de Chapelain paisible possesseur du dit moulin, voulant feu Jehan de Cory bourgeois Dacqs bâtir le sien qu’il a à Castetcrabe fut accordé entre eux que si son can ? portait dommage au dit moulin de Cabannes, que le dit de Chapelain et ses hoirs pourraient rompre la paisselle et de leur autorité ôter l'empêchement, par contrat du 22 octobre 1552 reçu par Dupuy notaire royal

Et aussi fut accordé au dit Chapelain par les habitants de Saint Paul que la terre qui est depuis le dit moulin tirant vers montaigne fut au dit de Chapelain pour y bâtir et qu'y put élargir le canal du ruisseau à son appétit et prendre de tout fustaige matte et herbage et tout autre exploit servitude dans le moliar du dit moulin tant que s’étend comme un autre voisin par acte reçu par Pedamons notaire royal le 22 avril 1549.

Et par autre acte du 8 de juin 1581 les dits habitants permirent à François du Haa seigneur du Rau et Claire de Chapelain damoiselle sa femme et héritiers du dit feu de Chapelain de faire le canal neuf du dit moulin et icelui entretenir, reçu le dit acte par m° Jacmot du Morar notaire royal. Et ce ouï et à ce consentant Monsieur le procureur du Roy et par décret et permission du Sénéchal comme appert par le procès verbal sur ce fait en date du 7 Juin 1581 reçu par Duser greffier toutes les susdites pièces et autres concernant les dits biens mises dans un sac

Et pour ce qu’en la susdite vigne le dit feu de Chapelain y adjoignit 18 arrègues qu'il acquit de feu Pierre de Lanoué le 23 janvier 1549 par contrat reçu par Dupuy notaire. Et y est aussi comprit le contrat de la dite acquisition

151 : Le 14 de novembre 1551 le dit de Chapelain acquit des curateurs de Peyroton Dorist et Bertrand de Badet les droits qu'ils avaient en la pièce de terre qui est lès le moulin appelé de la Vignotte, par autorité de justice, par acte reçu par feu Maroy notaire royal et depuis et le 27 acquit par échange la dite terre d'Estienne de Cassenard par contrat reçu par Dupuy notaire royal, en même sac, et faut noter que la pièce de terre et bois qui est à présent joignant le dit champ de la Vignotte a été depuis acquise par le dit du Haa du dit de Cassenard dit Pedehec ainsi qu'appert par contrat qui est au sac de la maison du Haa.

152: Il est aussi à noter que le 26 mars 1582, les susdits du Haa et de Chapelain mari et femme acquirent le droit de tirer leur foin par accord fait entre Catherine de Deytieus damoiselle, Jehane de Cassenard et Bertrand de Laplace, par les prairies des dits de Deytieus, de Laplace et terres de la dite de Cassenard, par contrat reçu m° Jehan du Casso notaire royal ayant auparavant passé pacte avec feu Jehan de Cassenard à mêmes fins pour regards de la dite terre de Cassenard par contrat reçu par Pierre Duboscq not royal du 3 de novembre 1577 ensemble attachés les susdits contrats en même sac

153 : l'an 1494 et le 19 de septembre Arnaud guilhem Dacqs seigneur de Brutails vendit la prairie appelée de Brutails à noble Lope de Bacadano vicomte de Marempne par extrait reçu par guilhaume Destiron, notaire royal. Et l'an 1497 et le 16 juillet autre Loppe de Bacadano, fils du dit acheteur, vendit la même prairie à Messire Jehan de la Barrière Evêque de Bayonne et Pierre de la Barrière son frère bourgeois Dacqs par contrat retenu par Pusseing notaire royal.
Et le 1er d’octobre 1543 étant feu Roubert de la Barrière chanoine Dacqs décédé seigneur et possesseur de la dite prairie, le dit m° Jehan de Chapelain acquit icelle des exécuteurs testamentaires du dit feu, à l'encan public, ainsi qu'appert dans la procédure sur ce faite, reçue par Arnaud guilhem de Lavielle notaire royal

Et pour ce que Jehanne de la Barrière damoiselle prétendait quelque droit sur la dite prairie par transaction faite entre elle et le dit de Chapelain et exécuteurs susdits, la dite de la Barrière quitte tout le droit de la dite prairie moyennant certaines choses baillées et prises en la dite transaction faite le 1er de Janvier 1552 reçu par Dupuy notaire royal, tous les sus dits contrats ensemble liés

154 : Le 7 de janvier 1548 le dit feu de Chapelain acquit de Guirault de Naureilhe une pièce de pré qui est joignant la dite prairie de Brutails et a pris en un clos et le même jour en prit la réelle possession par contrat reçu par feu m° Guitard de Sarraulton notaire royal, mis le dit contrat avec les autres concernant la dite prairie, avec un acte concernant la limitation faite d’icelle du coté du bois d’Issosse, de l'an 1543, reçu par m° Pierre Destiron notaire royal

Outre les biens susdits le dit feu de Chapelain avait une maison à Rouan et une maison et terres à Yville (sur Seine) qui ont été vendues pour 5000 livres à messire Guilhaume de la Croix du dit Rouan desquelles ont été employées treize cent écus en l'acquisition de Lamolenave

155 : Est aussi à noter que pour raison du procès mu contre les héritiers du dit feu de Chapelain par Catherine de Deytieus damoiselle pour raison de la maison brûlée du temps du dit feu, par arrêt de la cour de parlement de Bordeaux du 31 juillet 1566 les parties furent mises hors de cour et de procès sans dépens étant le dit arrêt dans le sac des papiers de Chapelain.

Transcription par Hervé Coudroy, 2011

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